
L'assise méditative
Habituellement d’une durée d’une demi-heure, elle est pratiquée matin et soir. Une posture classique- jambes croisées, dos droit, yeux mi-clos, mains en mudra, et respiration consciente- est enseignée. Dans la tradition Chogye, la méditation n’est pas dépendante en premier lieu de la tenue du corps, mais de celle de l’esprit. Au cours de cette assise, le pratiquant pose sans arrêt la question "Que suis-je ?". Devant l’importance de cette question, la pensée s’arrête et "Ne sait pas" apparaît. "Ne sait pas" est le nom de l’esprit avant la pensée. On peut appeler ça l’esprit, le Bouddha, la nature, l’absolu, la sainteté, l’énergie ou la conscience, mais à l’origine ce point n’a ni nom ni forme. Trancher toute pensée et retourner à l’esprit "Ne-sait-pas", permet au pratiquant de revenir à son être originel.
Comment puis-je aider ? (Un Enseignement de Maître Seung Sahn) Le ciel est bleu. L’arbre est vert. Le chien aboie " wouf, wouf ". Le sucre est sucré. Quand tu vois, quand tu entends, quand tu sens, quand tu goûtes, quand tu touches, quand tu penses, tout, tel quel, est complet. Il n’y a pas de sujet ni d’objet à ce moment-là. Tout devient un. Situation correcte, relation correcte, et fonction correcte deviennent alors claires. Quand quelqu’un a faim, tu lui donnes à manger. Quand quelqu’un a soif, tu lui donnes à boire. Quand ton esprit est clair, il peut fonctionner pour aider les autres. Ceci est le Grand Amour, la Grande Compassion, la Grande Voie du Bodhisattva. Quand nous voyons une personne qui souffre, ou que nous entendons que quelqu’un souffre, notre compassion se connecte immédiatement et veut aider.
