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Pratique zen


  • La méditation chantée


    La médi­tation par le chant signifie garder un esprit immobil et per­cevoir le son de sa propre voix. Per­cevoir sa voix signifie per­cevoir son vrai moi ou véri­table nature. Alors le son et toi ne sont jamais séparés, ce qui signifie que l’univers tout entier et toi ne sont jamais séparés.

    Ainsi per­cevoir notre vraie nature, c’est per­cevoir la sub­stance uni­ver­selle. En chantant de façon régu­lière, le sen­timent d’être centré devient de plus en plus fort. Quand nous sommes puis­samment centrés, nous pouvons contrôler nos émotions, et ainsi notre condition et notre situation.

    Dans nos centres Zen, les gens vivent ensemble et pra­tiquent ensemble. D’abord, ils arrivent avec de fortes opi­nions, il y a des choses qu’ils aiment et d’autres qu’ils n’aiment pas. Ensuite lorsque nous méditons cor­rec­tement en chantant, en per­cevant le son de notre propre voix et les voix autour, nos esprits deviennent clairs. Lorsque l’esprit est clair, il n’y a pas de sym­pathie ni d’antipathie ; il n’y a que le son de la voix. Fina­lement, nous réa­lisons que la médi­tation chantée n’est pas pra­tiquée pour notre propre plaisir, ni pour avoir d’agréables sen­sa­tions mais bien pour cla­rifier notre direction. Cette direction est de devenir clair et d’atteindre l’illumination afin de sauver de la souf­france tous les êtres.

    Ainsi lorsque tu chantes, tu dois per­cevoir le son de ta voix : l’univers et toi, vous n’êtes qu’un, la souf­france dis­paraît, le vrai bonheur apparaît. On nomme cela le Nirvana ; ce qui veut dire que ton esprit est clair comme l’espace. Clair comme l’espace signifie clair comme un miroir. Le rouge apparaît, rouge. Le blanc apparaît, blanc. Quelqu’un est heureux, je suis heureux. Quelqu’un est triste, je suis triste. Quelqu’un a faim, donne-​​lui à manger. C’est ce qu’on appelle le grand Amour, la grande Com­passion, la grande voie du Bod­hi­sattva. Cela signifie aussi grande sagesse. C’est la médi­tation par le chant, le chant Zen.

    Per­cevoir le son signifie que tout est le son uni­versel : les oiseaux qui chantent, le ton­nerre qui éclate, les chiens qui aboient - tout cela c’est le son uni­versel. Si tu fais abs­traction de l’esprit, tout sera perçu d’une façon juste. Par consé­quent, lorsque tu chantes en faisant abs­traction de l’esprit, c’est aussi le son uni­versel. Si tu as un moi, alors c’est "mon" son. Mais avec un esprit aussi clair que l’espace, parfois même le son d’un chien qui aboie ou celui d’un klaxon de voiture qui résonne, peut apporter l’illumination. Parce qu’à ce moment là, le son et toi ne font plus qu’un. Lorsque le son et toi ne font qu’un, tu n’écoutes pas le son, tu es le son. Un célèbre Maître Zen entendit tout sim­plement le son du chant du coq et atteignit l’illumination. Un autre Maître Zen, en balayant tout sim­plement la cour, pro­voqua le heurt d’une pierre contre une haie de bambou, et il atteignit l’illumination. Le son et lui ne fai­saient plus qu’un.

    Ainsi cette question de son, dans la pra­tique Zen, est vraiment très simple. N’importe quel son fait l’affaire. Ce qui est important c’est de per­cevoir le son et de devenir un avec lui, sans dis­tinction aucune, sans dis­socier le moi du son. Durant l’instant de vraie per­ception, il n’y a pas de pensée, pas de sépa­ration ; seulement la per­ception du son. Ceci est le point crucial. Ainsi lorsque tu chantes, perçois ta propre voix et celle des autres, perçois sim­plement le son de la cloche ou le son du tambour, et tranche toute pensée. Alors ton esprit de sagesse grandira, tu atteindras l’illumination, et ainsi tu sau­veras tous les êtres.

    La Cloche du Matin mp3
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  • Pourquoi nous chantons


    Un dimanche soir, après une cau­serie sur le Dharma, au Centre Chogye Inter­na­tional Zen de New York, un étudiant demanda au Maître Zen Seung Sahn, “Pourquoi chantons-​​nous ? N’est- il pas suf­fisant de s’asseoir en Zen ?”

    Le Maître Zen Seung Sahn répondit, “C’est une question très impor­tante. Nous nous pros­ternons ensemble, nous chantons ensemble, nous man­geons ensemble, nous nous asseyons ensemble et faisons nombre d’autres choses ensemble, ici au Centre Zen. Pourquoi pratiquons-​​nous ensemble ?

    “Nous avons tous un karma dif­férent. Ainsi tous, nous sommes dans des situa­tions dif­fé­rentes, de condition dif­fé­rente, avec des opi­nions dif­fé­rentes. Cer­tains sont moines, d’autres étudiants, ou tra­vaillent dans une usine ; cer­tains gardent tou­jours un esprit lucide, d’autres sont souvent troublés ou insa­tis­faits ; cer­tains aiment les gestes des femmes, d’autres pas. Mais tous pensent “Mon opinion est juste !” Même les Maîtres Zen sont ainsi. Dix Maîtres Zen auront dix façons dif­fé­rentes d’enseigner, et chaque Maître Zen croira que sa façon est la meilleure. Les amé­ri­cains pensent en amé­ri­cains ; les orientaux, pensent en orientaux. Les dif­fé­rentes opi­nions ont pour résultat des actions dif­fé­rentes, ce qui pro­voque un karma dif­férent. Ainsi, lorsque tu t’accroches à ta propre opinion, il est très dif­ficile de contrôler ton karma, et ta vie demeurera dif­ficile. Tu as tou­jours de fausses opi­nions, par consé­quent tu as tou­jours un mauvais karma. Mais dans nos Centres Zen, nous vivons ensemble et nous pra­ti­quons ensemble et tous nous res­pectons les Règles du Temple. Les gens viennent à nous avec des goûts et des aver­sions mul­tiples, et peu a peu ils les aban­donnent com­plè­tement. Tous, nous nous pros­ternons ensemble 108 fois le matin, nous nous asseyons ensemble, nous man­geons tous ensemble, tous ensemble nous tra­vaillons. Parfois nous n’avons pas envie de nous pros­terner, mais c’est la Règles du Temple, alors nous nous pros­ternons. Parfois nous n’avons pas envie de chanter, mais nous chantons. Parfois nous sommes fatigués et avons envie de dormir ; mais nous savons que si nous n’allons pas nous asseoir, les autres se deman­deront pourquoi ; alors tu t’assois.

    “Lorsque nous man­geons, nous man­geons de façon rituelle, avec quatre bols et après avoir mangé, nous lavons nos bols avec du thé, en nous servant de notre index afin de les net­toyer. Les quelques pre­mières fois que nous mangons ainsi, per­sonne n’aime ça. Quelqu’un du Centre Zen de Cam­bridge est venu à moi très per­turbé, “Je ne sup­porte pas de manger ainsi ! Le thé devient tout souillé ! Je ne peux le boire !” Je lui ai répondu, “Connais-​​tu le Sutra du Coeur ? “Oui”. “Alors pourquoi ne peux-​​tu boire le thé ?” “Parce qu’il est dégoûtant !” (rires de l’audience.) “Pourquoi est-​​il dégoûtant ? Ces résidus pro­viennent d’une nour­riture que tu déjà mangé. Si tu penses que le thé est sale, alors il est sale. Si tu penses que le thé est propre alors, il est propre !” Il répondit, “Vous avez raison. Je boirai le thé.” (rires. )

    “Ainsi nous vivons ensemble et agissons ensemble. Agir ensemble c’est aban­donner sa condition, aban­donner sa situation. Alors nous devenons un esprit vide. Nous rede­venons du papier vierge. Alors notre véri­table opinion, notre véri­table condition, notre véri­table situation se révélera. Lorsque nous nous pros­ternons ensemble et que nous chantons ensemble et man­geons ensemble, nos esprits deviennent un esprit. C’est comme sur la mer. Lorsque le vent sur­vient, il y a de mul­tiples vagues. Lorsque le vent se calme, l’eau devient un miroir dans lequel tout se reflète : les mon­tagnes, les arbres, les nuages. Notre esprit est pareil. Lorsque nous éprouvons de mul­tiples désirs, opi­nions, il y a de mul­tiples vagues. Mais après s’être assis en Zen et avoir agit ensemble pendant quelques temps, nos opi­nions et nos désirs dis­pa­raissent. Les vagues deviennent de plus en plus petites. Alors notre esprit est comme un miroir, et tout ce que nous voyons ou entendons ou sentons ou goûtons ou tou­chons ou pensons est la vérité. Alors, il est très facile de com­prendre l’esprit des autres. Leurs esprits se reflètent dans mon esprit.

    “Ainsi, il est important de chanter. Tout d’abord tu ne com­prends pas. Mais après l’avoir fait régu­liè­rement tu com­prendras. “Ah, chanter - quel bon sen­timent ! Il en est de même pour les 108 pros­ter­na­tions. D’abord on n’aime pas ça. Pourquoi nous prosternons-​​nous ? Nous ne nous adressons pas à Bouddha, nous nous pros­ternons devant nous-​​mêmes. Le Petit Moi se pros­terne devant le Grand Moi. Alors le Petit Moi s’efface et devient le Grand Moi. C’est la véri­table pros­ter­nation. Alors, viens pra­tiquer avec nous et tu com­prendras bientôt.

    L’étudiant se prosterna et dit, “Merci beaucoup.”

  • Enseignement du Zen, pratique du kong-​​an


    Kong-​​an signifie Affaire publique, ou Document public. Il y a long­temps en Chine, à chaque fois que des docu­ments offi­ciels étaient recopiés, un chop, ou sceau était apposé sur la copie de façon à ce que la moitié du sceau soit sur l’original et l’autre moitié sur la copie. Afin de vérifier l’authenticité du document, les deux moitiés étaient accolées. Dans la tra­dition Zen, les kong-​​ans sont uti­lisés de la même façon, l’étudiant com­prend une moitié de la question qui cor­respond à la com­pré­hension qu’a l’enseignant de l’autre moitié. Lorsque l’étudiant et l’enseignant par­tagent la même com­pré­hension cela s’appelle "Trans­mission d’esprit à esprit."

    A l’origine, il n’y avait pas de pra­tique du kong-​​an. Le Bouddha est né et a atteint l’illumination. Il enseigna à ses étudiants que tout est imper­manent, que le désir, la colère, et l’ignorance génèrent la souf­france ; il a aussi enseigné comment se libérer de la souf­france et atteindre le Nirvana. Il n’y avait pas d’écrits et pas beaucoup de débats, seulement la pra­tique de la médi­tation. A la mort du Bouddha, ses dis­ciples se ren­con­trèrent à quatre reprises afin d’écrire ce qu’il avait enseigné. Ces écrits, nommés les Soutras, n’ont pas été écrits par le Bouddha, tout comme les Evan­giles n’ont pas été écrits par Jésus. Ce sont les mots des dis­ciples. Dans les années qui sui­virent, les dis­ciples ont débattu au sujet de ce que le Bouddha avait réel­lement enseigné : "Le Bouddha a enseigné ceci, le Bouddha a enseigné cela." L’étude du Boud­dhisme prit plus d’importance que la pra­tique. Et aussi, des sectes inhé­rentes au Boud­dhisme se querellèrent.

    Alors, il y a environ 1500 ans, Bod­hid­harma a com­mencé à enseigner. Il voyagea d’Inde jusqu’en Chine où le Boud­dhisme était déjà arrivé quelques 300 ans aupa­ravant. Bod­hid­harma vit que les gens se conten­taient d’utiliser le Boud­dhisme et ses prières afin d’obtenir ce qu’ils convoi­taient, alors il se mit à enseigner de façon juste. Il y a une his­toire célèbre au sujet de sa pre­mière visite à l’Empereur Wu de Liang, en Chine du Sud, qui déclara à Bod­hid­harma qu’il avait construit d’innombrables temples, copié d’innombrables Soûtras et donné de quoi manger à d’innombrables moines. Alors il demanda à Bodhidharma :

    "Quel grand mérite me revient ?", "Aucun mérite." Alors l’Empereur demanda, "Quel est le sens le plus élevé des saintes vérités ?" "Pas de sainteté est clair comme l’espace." L’Empereur était des plus per­plexe. "Qui est en face de moi ?", demanda-​​t-​​il. Bod­hid­harma répondit "Ne sais pas."

    Ensuite Bod­hid­harma se rendit au nord de la Chine, où il y avait plu­sieurs temples célèbres, mais il les évita tous et s’assit dans une grotte près de Sorim, en chinois Shaolin, face au mur. Après neuf années, un homme du nom de Hui Ko vint le voir dans sa grotte et il dit :

    "S’il-vous-plaît, enseignez-​​moi le Dharma." Bod­hid­harma répondit, "Même si je te le disais, tu ne me croirais pas." Alors Hui Ko se trancha un bras afin de prouver sa sin­cérité. "Oh Maître, la douleur est atroce ! Mon esprit éprouve une souf­france hor­rible ! S’il vous plaît, apaisez mon esprit." "Donne-​​moi ton esprit et je l’apaiserai." "Je ne peux pas le trouver." Bod­hid­harma répondit, "J’ai déjà apaisé ton esprit."

    A ces mots, Hui Ko atteignit l’illumination, et devint le deuxième Patriarche. C’était le premier ensei­gnement Zen : La Trans­mission d’Esprit à Esprit. Le chan­gement radical suivant vint avec le Sixième Patriarche, qui enseigna : " Si tu ne crées pas de cause, tu n’auras pas d’effet, alors ne crée rien." Il devint célèbre grâce à ce genre d’enseignements très simples. Un jour deux moines regar­daient un drapeau qui flottait dans le vent. Ils se dis­pu­taient pour savoir ce qui bou­geait, le drapeau ou le vent. Le Sixième Patriarche les entendit par hasard et dit, " Ni le drapeau, ni le vent ne bougent. Ce qui bouge c’est vos esprits."

    Alors cette nou­velle question, - "Qu’est-ce que l’esprit ?" - devint une source d’inspiration pour les moines Zen. Plu­sieurs ques­tions furent sou­levées par de telles his­toires, comme, "Qu’est-ce que la vie ?", "Qu’est-ce que la mort ?", "Qu’est-ce que l’esprit ?". Toutes ces ques­tions devinrent des kong-​​ans, et les gens com­men­cèrent à les uti­liser dans leur propre pra­tique. Lorsqu’un étudiant venait à lui, le Sixième Patriarche lui demandait :

    "D’où viens-​​tu ? Quel genre de chose vient ici ?", "Ne sais pas." répondait l’étudiant.

    Ceci est à l’origine du kong-​​an "Que suis-​​je ?" C’est avec cette même question que le Bouddha pra­tiqua pendant six ans. Le Bouddha, Bod­hid­harma, et le Sixième Patriarche se posaient tous la même question, "Que suis-​​je ?" et tous répon­daient "Ne sais pas." Ceci est à l’origine de la pra­tique du kong-​​an.

    Plus tard, plu­sieurs écoles se mirent en place et bien entendu, des tech­niques variées se déve­lop­pèrent dans chaque école. Un petit garçon de la cam­pagne demanda un jour au Hui­tième Patriarche, "Ma Jo, qu’est-ce que Bouddha ?", Ma Jo répondit, "L’esprit est le Bouddha, le Bouddha est l’esprit." Plus tard il répondit au petit garçon qui lui posait la même question, "Pas d’esprit, pas de Bouddha." Alors qu’auparavant l’enseignement était simple, il y avait désormais plu­sieurs styles intel­lec­tuels, et ainsi une sorte de "combat-​​de-​​mots", ou "combat de Dharma" apparut. Ainsi, nous avons deux célèbres recueils de Kong-​​an tels que, "Le Recueil de le Falaise Bleue", et le "Mumon Kwan".

    Le Zen apparut plus énig­ma­tique aux gens ordi­naires. La pra­tique du Zen et la vie de tous les jours se dis­so­cièrent davantage. Les gens ne pou­vaient pas com­prendre des dires aussi ésoté­riques que, "Le poulet en bois pleure, le tigre de pierre vole dans le ciel." ou "Vois-​​tu les cornes du lapin ?" Le Zen devint une pra­tique exclu­si­vement réservée à l’élite. Il fallait tou­jours chercher le sens caché, parce que les mots en soi n’avaient aucun sens. Ce style se per­pétua pendant quelques temps, jusqu’à ce qu’on revienne à un style plus direct. "Qu’est-ce que le Boud­dhisme ?" avait pour réponse, "Le Prin­temps arrive, l’herbe pousse d’elle-même". Ainsi, bien que le Zen ait cultivé dif­fé­rents types de réponses à ces ques­tions fon­da­men­tales, toutes indi­quaient pré­ci­sément la vérité.

    Aupa­ravant les moines et les nonnes pas­saient leur vie entière dans les mon­tagnes à pra­tiquer exclu­si­vement le Zen. Atteindre la vérité suf­fisait. La fonction juste de la vérité n’était pas néces­saire parce qu’ils n’avaient pas de contact avec la société. Mais la plupart des gens aujourd’hui ont des vies bien rem­plies par leur famille et leur travail - alors connecter le Zen avec la vie de tous les jours est devenu un sujet très important. Afin d’atteindre votre être véri­table, ce qui est pri­mordial, c’est une vie juste ; laissez tout tomber, ne créez rien, et soyez dans la situation juste, la relation juste, et la fonction juste. Agissez sim­plement. Si vous pra­tiquez de cette façon, vous avez déjà atteint votre être véri­table. Mais si vous n’y croyez pas, alors il faut continuer d’essayer. Alors la réa­li­sation juste et la fonction juste sur­vien­dront au même moment. Ceci est une sorte de révo­lution Zen.

    Par le passé, la pra­tique des kong-​​ans per­mettait de vérifier l’illumination de quelqu’un. Main­tenant nous uti­lisons les kong-​​ans pour cor­riger nos vies. C’est dif­férent de l’utilisation tra­di­tion­nelle du kong-​​an dont nous avons parlé aupa­ravant. Que les réponses soient justes ou non, n’a pas d’importance - seul importe comment vous pouvez uti­liser les kong-​​ans dans la vie de tous les jours.

    Kwan Um signifie "per­cevoir le son du monde". Cela veut dire per­cevoir notre vraie nature. En même temps per­cevoir le son signifie per­cevoir que beaucoup, beaucoup d’êtres souffrent. Si vous pouvez entendre le son de la souf­france, alors aider devient à la fois pos­sible et néces­saire. C’est la voie du Bod­hi­sattva. Aider les autres, c’est notre pra­tique et notre tâche. La pra­tique juste ne consiste pas seulement à atteindre l’illumination, mais davantage à découvrir la fonction de l’illumination. Ainsi le kong-​​an est seulement une tech­nique pour vous enseigner comment le réa­liser. Ne soyez pas attachés aux réponses justes ou pas justes. Vous devez uti­liser les kong-​​ans afin de vous débar­rasser de vos opi­nions. Quand vous vous débar­rassez de vos opi­nions, votre esprit est clair comme l’espace, ce qui signifie que instant après instant vous pouvez refléter toute situation et répondre de façon juste et précise.

    Il y a des gens qui demandent, "Quel est le meilleur moyen de tra­vailler sur les kong-​​ans ?" Un grand Maître a dit un jour, "Les dix milles ques­tions ne sont qu’une seule question." Pra­tiquer avec une seule question signifie allez tout droit, "ne sais pas". Faites-​​le. Si vous êtes attaché à un kong-​​an, vous aurez un gros pro­blème ; c’est une sorte de "maladie" zen. Un kong-​​an est seulement un doigt qui indique la lune. Si vous êtes attaché au doigt, vous ne pouvez pas per­cevoir la lune. La chose la plus impor­tante c’est votre direction. Cette direction est "Ne sais pas".

    L’ancien style de pra­tique consistait à aller dans les mon­tagnes, à se couper du monde exté­rieur, et à sim­plement tra­vailler sur un kong-​​an, quelque fois pendant des années. Notre style de pra­tique consiste à apprendre comment fonc­tionner de façon juste dans la vie de tous les jours à travers la pra­tique des kong-​​ans. Ainsi, lorsque vous faites quelque chose, faites-​​le sim­plement. Quand vous vous contentez de faire, il n’y a pas de pensée - pas de sujet, et pas d’objet. L’intérieur et l’extérieur deviennent un. C’est la pra­tique cor­recte du kong-​​an - sim­plement le faire. La vie de tous les jours, minute après minute est notre kong-​​an. Notre révo­lution Zen.

  • Les règles de la salle du Dharma


    LA SALLE DE DHARMA
    Quand vous entrez ou sortez, joignez vos mains et saluez en direction de l’autel. Quand vous vous déplacez, marchez tou­jours der­rière les pra­ti­quants, et le long des tapis de médi­tation (ne tra­versez jamais la salle en dia­gonale). Saluez debout devant votre tapis de médi­tation avant de vous asseoir. Gardez le livre de chant sur le tapis de médi­tation et non sur le sol. Gardez le silence. Aidez les nou­veaux arri­vants. Laissez les ensei­gnants et les moines quitter la salle en premier.

    LES PROS­TER­NA­TIONS
    108 pros­ter­na­tions sont faites pendant la pra­tique quo­ti­dienne du matin et lors des retraites. Suivez le res­pon­sable. Si vous avez des dif­fi­cultés avec cette pra­tique, vous pouvez, à la place des pros­ter­na­tions, faire des salu­ta­tions debout. Vous pouvez faire de même pour les pros­ter­na­tions pendant les chants.

    LE CHANT
    Pendant les chants suivez le Moktak (ins­trument utilisé pour le rythme). Main­tenez le livre de chant entre vos mains jointes en prière.

    LA MEDI­TATION ASSISE- 30 ou 40 min.
    Le début et la fin de la médi­tation sont signalés par trois coups donnés avec un ins­trument en bois (chukpi). Vous pouvez vous asseoir dans dif­fé­rentes posi­tions : lotus, demi-​​lotus, birmane, style japonais, uti­liser un petit banc ou une chaise. Ne bougez pas pendant la médi­tation. Si vous avez un pro­blème quel­conque avec le corps ou si vous sou­haitez changer de position,saluez et levez-​​vous ; pour­suivez la médi­tation debout, et lorsque vous êtes prêts, saluez à nouveau et, silen­cieu­sement, asseyez-​​vous. Gardez vos yeux à moitié ouverts, le regard dirigé vers le sol dans un angle de 45 degrés. Gardez votre dos droit. Gardez vos mains en mudra de médi­tation avec la main gauche sur la droite et les pouces se tou­chant légè­rement. Restez calme. Ne laissez pas vos pieds dépasser du tapis de médi­tation. Ne quittez la salle pendant la médi­tation qu’en cas d’urgence.

    LA MEDI­TATION EN MARCHE
    Lorsqu’il y a deux périodes d’assise ou plus, il y a une médi­tation marchée entre chacune. Après un signal du Chukpi, levez-​​vous et mettez vous en file indienne avec les autres en suivant le res­pon­sable. Pendant la marche gardez vos mains croisées sur le plexus solaire. Marchez à la même vitesse que les autres, en main­tenant une courte dis­tance avec la per­sonne devant vous. Vous pouvez quitter la salle de Dharma pendant la médi­tation marchée pour un court moment (toi­lette, thé etc.) ou pour aban­donner la pra­tique. Retirez votre robe avant d’entrer aux toi­lettes. Quand vous revenez dans la salle de Dharma, attendez jusqu’à ce que la file passe devant vous et reprenez la même place que celle que vous occupiez pré­cé­demment. "Un coup" de Chukpi donne le signal de la fin de la médi­tation marchée - celui-​​ci signifie : Arrêtez-​​vous der­rière votre tapis de médi­tation. Au coup suivant, asseyez-​​vous. C’est le signal du début de la pro­chaine période de médi­tation assise

    LA PRA­TIQUE DU KONG-​​AN
    Ensei­gnement per­sonnel entre Maître et élève. Lorsque vous entrez dans la salle d’interview, saluez debout, approchez-​​vous du tapis de médi­tation, et faites une pros­ter­nation com­plète. Asseyez-​​vous en posture de médi­tation, et l’interview peut com­mencer. Vous pouvez poser des ques­tions si vous le sou­haitez. Ayez l’esprit attentif pendant l’enseignement. Une fois que l’enseignant vous signale la fin de l’entrevue, faites à nouveau une pros­ter­nation com­plète et quittez la pièce en saluant debout au niveau de la porte. Ne tournez jamais le dos à l’enseignant.

    CONFE­RENCES
    Essayez d’y être pré­sents le plus souvent pos­sible. Gardez l’esprit ouvert et si vous avez une question à poser, choi­sissez le moment opportun ; Ne vous attachez pas aux mots.

    TITRES
    Le Maître Zen Seung Sahn, le fon­dateur et patriarche de l’école Zen Kwan Um était appelé, quand on lui adressait la parole, "Dae Soen Sa Nim", ce qui signifie "Véné­rable Grand Maître Zen". Le Maître Zen Wu Bong comme les autres Maîtres Zen, devrait être appelé - "Soen Sa Nim", ce qui signifie "Véné­rable Maître Zen". Le Maître de Dharma Grazyna Perl, comme tous les Maîtres de Dharma, devrait être appelé -"Ji Do Poep Sa Nim", ou sim­plement "Poep Sa Nim", ce qui signifie "Maître de Dharma" lit­té­ra­lement : celui qui montre le chemin. Pour les Moines et les Nonnes, le nom de Dharma suivi de Su Nim ou sim­plement "Su Nim", signi­fiant "Véné­rable moine ou nonne".

    MATERIEL
    Des livres, bul­letins et revues peuvent être achetés au centre zen. Des pan­talons, des robes et des coussins de pra­tique, peuvent également être achetés au centre zen.

  • Retraite Yong Maeng Jong Jin : Comment cela se passe ?


    PRO­GRAMME
    Les per­sonnes par­ti­cipent au pro­gramme dans sa totalité. Si vous êtes malade ou avez un autre empê­chement qui vous oblige à manquer une partie du pro­gramme de la pra­tique, vous pouvez pré­venir l’enseignant prin­cipal du Dharma. Il est res­pon­sable de la Salle du Dharma et de la pra­tique formelle.

    PRO­GRAMME DE LA PRATIQUE
    Les entrevues se déroulent pendant les périodes d’assise et de chant, selon les ins­truc­tions données par la per­sonne qui mène la retraite.

    05 :15 - Réveil
    05 :30 - 108 Pros­ter­na­tions
    06 :00 - Médi­tation Zen (2X30 mns)
    07 :10 - Chant de la Cloche du Matin et Chants Quo­ti­diens
    08 :00 - Petit Déjeuner
    09 :00 - Temps de travail
    11 :00 - Médi­tation (3X30 mns)
    13 :00 - Déjeuner
    14 :00 - 108 Pros­ter­na­tions
    14 :30 - Médi­tation (3X30 mns)
    17 :00 - Dîner
    18 :30 - Chants Spé­ciaux
    19 :00 - Chants Quo­ti­diens
    19 :30 - Médi­tation (3X30 mns)
    21 :30 - Deux Soûtras
    22 :00 - Le Silence de la Nuit

    LA SALLE DU DHARMA
    Tout le monde contribue à main­tenir une atmo­sphère tran­quille dans la Salle du Dharma. S’il vous plaît ne bougez pas durant le temps de l’assise. Si vous som­nolez ou si vous avez mal aux jambes, vous pouvez vous incliner assis et ensuite vous lever dis­crè­tement et vous tenir debout der­rière votre coussin, les mains en hap­chang (mains jointes devant le plexus). Avant de vous asseoir à nouveau, faites une pros­ter­nation debout, et installez-​​vous discrètement.

    ENTRER ET SORTIR
    Lorsque vous entrez dans la Salle du Dharma ou que vous en sortez, arrêtez-​​vous juste à l’entrée, faites une pros­ter­nation face au Bouddha. Pendant la période durant laquelle l’on est assis, n’entrez ou ne sortez de la Salle du Dharma qu’en cas d’urgence. Si vous êtes en retard, asseyez-​​vous sur un coussin à l’extérieur de la Salle du Dharma, jusqu’au signal donné par le chukpi et entrez pendant la médi­tation marchée. Vous pouvez entrer dans la Salle du Dharma pendant les pros­ter­na­tions et entre deux chants. Pendant la médi­tation marchée, vous pouvez sortir afin de vous rendre aux toi­lettes, marchez dans la file jusqu’à ce que vous arriviez près de la porte, ensuite prosternez-​​vous et sortez. Lorsque vous entrez à nouveau, vous pouvez retourner jusqu’à votre place en vous réin­cor­porant dans la file, ou vous pouvez attendre jusqu’à ce que tout le monde se tienne debout der­rière son tapis de médi­tation et retourner rapi­dement à votre place.

    ENTREVUES
    Durant la retraite tout le monde par­ticipe à, au moins, une entrevue par jour avec l’enseignant. Celui-​​ci aide les par­ti­ci­pants dans leur pra­tique indi­vi­duelle et répond aux ques­tions. L’ordre dans lequel se déroulent les entrevues est le suivant : le Maître de cuisine et son aide, le Maître de moktak, puis les retrai­tants dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, et enfin l’Enseignant Prin­cipal du Dharma. Lorsque votre tour arrive, prosternez-​​vous, levez-​​vous et quittez immé­dia­tement la Salle du Dharma en vous pros­ternant à nouveau à la porte. Allez dans la pièce des entrevues, ouvrez la porte et prosternez-​​vous debout face à l’enseignant, fermez la porte, puis tenez-​​vous der­rière le coussin, faites une pros­ter­nation debout, puis une pros­ter­nation à genoux, et enfin une pros­ter­nation debout. Ensuite asseyez-​​vous. La démarche est la même en sens inverse lorsque vous sortez. Lorsque l’entrevue est ter­minée, rentrez immé­dia­tement après dans la Salle du Dharma, afin que la per­sonne sui­vante sache que c’est son tour, dans ce cas il n’est pas néces­saire d’attendre la fin de la médi­tation pour entrer. Si vous ne désirez pas d’entrevue, lorsque votre tour arrive, joignez vos mains en hap­chang afin que la per­sonne qui suit com­prenne qu’elle peut y aller.

    L’ENSEIGNANT PRIN­CIPAL DU DHARMA
    Si vous avez des ques­tions ou des pro­blèmes lorsque les entrevues ne sont pas pro­grammées, parlez-​​en avec l’Enseignant Prin­cipal du Dharma qui vous aidera, ou arrangera pro­ba­blement une ren­contre avec la per­sonne qui mène la retraite. L’Enseignant Prin­cipal du Dharma, et parfois des étudiants de longue date marchent avec le bâton pendant le temps de l’assise, afin d’aider tout le monde à rester éveillé et alerte. Quelqu’un qui dort ou somnole peut être frappé légè­rement par deux fois sur les épaules à l’aide du bâton, -pas à proximité de la colonne ver­té­brale. Vous pouvez aussi demander à être frappé en levant vos mains en hap­chang. Cette démarche est expliquée durant l’introduction à la retraite. La per­sonne qui porte le bâton corrige aussi la posture et la position des mains, le maha mudra.

    SILENCE
    Pendant Yong Maeng Jong Jin nous restons silen­cieux dans toute la maison. Si vous avez besoin de com­mu­niquer au sujet de la pra­tique for­melle ou du travail, écrivez sur un papier ; des feuilles et des stylos sont dis­po­nibles sur plu­sieurs tables de la maison.

    REPAS
    Assistez à tous les repas même si vous jeûnez. Les repas font partie de la pra­tique for­melle et sont consommés en silence dans le style tra­di­tionnel du temple, c’est-à-dire avec quatre bols. Les repas en silence signi­fient aussi que l’on doit mani­puler les bols et les usten­siles avec pré­caution. On vous assi­gnera un set de bols. Le début de chaque repas est signalé par le son du moktak ; Lorsque vous l’entendez, rendez-​​vous dans le lieu où sont pris les repas. Vous pouvez consommer du thé ou du jus de fruit à chaque repas à la place de la nour­riture. Si vous mangez, s’il vous plaît ne prenez pas de jus de fruit. Lorsque vous êtes fami­liers avec la marche à suivre pour servir, alors s’il vous plaît, aidez à faire le service. Des baguettes sur un bol signi­fient qu’il ne faut pas servir de nour­riture dans ce bol. On vous assi­gnera des tâches rela­tives au net­toyage de la cuisine pendant votre retraite ; tout le monde aide au net­toyage. Si vous ne savez pas très pré­ci­semment ce que vous devez faire dans la cuisine, demandez au Maître de Cuisine. Du thé est dis­po­nible dans la cuisine ou à un autre endroit durant les pauses.

    CAU­SERIE SUR LE DHARMA
    Il y a géné­ra­lement une cau­serie sur le Dharma au milieu de chaque retraite d’une durée de trois jours ou plus. Un étudiant parle de son expé­rience de la pra­tique et des retraites pendant dix ou vingt minutes, puis, l’enseignant qui dirige la retraite répond aux ques­tions. L’assise se poursuit après une courte pause. Pendant les retraites impor­tantes, il se pourrait qu’on vous demande de dormir dans la Salle du Dharma. S’il vous plaît placez votre tête en direction du Bouddha.

    TEMPS DE TRAVAIL
    Chaque jour on vous assigne du travail. Le début et la fin du temps de travail est signalé par une cloche. Le temps de travail fait partie de la pra­tique for­melle, s’il vous plaît rem­plissez votre tâche conscien­cieu­sement. Si vous avez terminé avant la fin du temps de travail, voyez le Maître de Maison afin que tout le temps de travail soit utilisé.

    FIN DE LA RETRAITE
    Les retraite se ter­minent par une table ronde qui a lieu vers 15 :40, et est suivie d’un ras­sem­blement informel ou goûter. Ce ras­sem­blement se termine géné­ra­lement vers 17 :00.

  • INTRODUCTIONLA PRATIQUE DU ZEN


    Dans l’Ecole Kwan Um nous uti­lisons quatre formes de pra­tique Zen.

    LES PROS­TER­NA­TIONS Pour le pra­ti­quant la journée com­mence avec 108 pros­ter­na­tions. Dans la tra­dition coréenne, le chiffre 108 cor­respond au nombre de Bouddhas et de Bod­hi­sattvas. Une autre expli­cation avance que l’être humain aurait 108 sortes d’illusions et que l’on se pros­ter­nerait devant chacune d’entre elle pour les trancher. Plus géné­ra­lement, il est enseigné que l’on ne se pros­terne pas devant bouddha, mais devant soi-​​même. Notre petit "je" (égo) se pros­terne devant le grand "Je" (unité de moi et de tout), jusqu’à disparaître.

    LES CHANTS Il existe trois types de chants : les prières des­tinées au bienfait de tous les êtres, les soutras et les mantras. Les paroles, sauf celles des mantras, sont une trans­lit­té­ration, avec une pro­non­ciation des mots chinois en coréen. Sur le plan pho­né­tique, chaque son a une signi­fi­cation com­plète qui peut pénétrer la conscience. C’est pourquoi les chants sont chantés comme des mantras, pour l’efficacité de leur sonorité. Paral­lè­lement des ensei­gne­ments expliquent la signi­fi­cation des paroles pour que leurs sens fassent aussi écho dans l’esprit et nous aident à appro­fondir la pratique.

    LA MEDI­TATION ASSISE Habi­tuel­lement d’une durée d’une demi-​​heure, elle est pra­tiquée matin et soir. Une posture classique-​​ jambes croisées, dos droit, yeux mi-​​clos, mains en mudra, et res­pi­ration consciente-​​ est enseignée. Dans la tra­dition Chogye, la médi­tation n’est pas dépen­dante en premier lieu de la tenue du corps, mais de celle de l’esprit. Au cours de cette assise, le pra­ti­quant pose sans arrêt la question "Que suis-​​je ?". Devant l’importance de cette question, la pensée s’arrête et "Ne sait pas" apparaît. "Ne sait pas" est le nom de l’esprit avant la pensée. On peut appeler ça l’esprit, le Bouddha, la nature, l’absolu, la sainteté, l’énergie ou la conscience, mais à l’origine ce point n’a ni nom ni forme. Trancher toute pensée et retourner à l’esprit "Ne-​​sait-​​pas", permet au pra­ti­quant de revenir à son être originel.

    Comment puis-​​je aider ?(Un Ensei­gnement de Maître Seung Sahn) Le ciel est bleu. L’arbre est vert. Le chien aboie " wouf, wouf ". Le sucre est sucré. Quand tu vois, quand tu entends, quand tu sens, quand tu goûtes, quand tu touches, quand tu penses, tout, tel quel, est complet. Il n’y a pas de sujet ni d’objet à ce moment-​​là. Tout devient un. Situation cor­recte, relation cor­recte, et fonction cor­recte deviennent alors claires. Quand quelqu’un a faim, tu lui donnes à manger. Quand quelqu’un a soif, tu lui donnes à boire. Quand ton esprit est clair, il peut fonc­tionner pour aider les autres. Ceci est le Grand Amour, la Grande Com­passion, la Grande Voie du Bod­hi­sattva. Quand nous voyons une per­sonne qui souffre, ou que nous entendons que quelqu’un souffre, notre com­passion se connecte immé­dia­tement et veut aider.

    LES KONG-​​ANS (Questions/​réponses avec le Maître) Lors des retraites et une fois par mois, l’étudiant de Zen a des entre­tiens de kong-​​ans avec l’enseignant. "Que suis-​​je ?" est considéré être le kong-​​an ori­ginel. L’Ecole Chogye utilise par ailleurs une col­lection de 1700 autres kong-​​ans pro­venant des tra­di­tions indiennes, chi­noises, coréennes et japo­naises. Les ques­tions sou­levées par le kong-​​an amènent l’esprit à être plus attentif à la médi­tation et aux acti­vités jour­na­lières. Comme dit un ensei­gnant de l’Ecole Kwan Um " Comme un poids au bout d’une ligne de pêche peut aider l’hameçon à tomber pro­fon­dément dans l’océan, un kong-​​an peut guider l’esprit vers une vision plus pro­fonde, vers des endroits qui sont souvent dif­fi­ciles d’accès sans une direction persistante".

  • Le programme d’un week-​​end de retraite


    PROGRAMME

    Samedi

    9h - Intro­duction /​ période de travail
    10h - Lecture des règles du temple
    10h10 - Chant de la Cloche du Matin et chants quo­ti­diens
    11h - Médi­tation (3 fois 30 minutes)
    13h - Déjeuner
    14h30 - 108 Pros­ter­na­tions
    15h00 - Médi­tation (3 fois 30 minutes)
    17h - Dîner
    18h30 - Chants spé­ciaux
    19h00 - Chants quo­ti­diens
    19h30 - Médi­tation 3×30 minutes
    21h20 - Deux sutras
    21h30 - Le silence de la nuit

    Dimanche

    5h30 - Réveil
    5h50 - 108 Pros­ter­na­tions
    6h20 - Médi­tation 2 fois 30 minutes
    7h30 - Chant de la cloche du Matin et chants quo­ti­diens
    8h30 - Petit déjeuner
    9h à 10h - Temps de travail
    10h30 - Médi­tation 3 fois 30 minutes
    12h30 - Déjeuner
    13h30 - Médi­tation 3 fois 30 minutes
    15h20 - Deux sutras
    15h30 - Le cercle Zen de clôture

  • Programme d’une semaine de retraite zen


    Dimanche, lundi, mardi, mer­credi (*), jeudi et vendredi
    5 :15 Réveil
    5 :30 108 Pros­ter­na­tions
    6 :00 Médi­tation (2*30mn)
    7 :10 Chant de la cloche du matin et chants quo­ti­dients
    8 :00 Petit déjeuner
    9 :00 Période de travail
    10 :20 Pause
    11 :00 Médi­tation (3*30mn)
    13 :00 Déjeuner
    14 :30 108 Pros­ter­na­tions
    15 :00 Médi­tation (3*30mn)
    17 :00 Souper
    18 :30 Chants spé­ciaux
    19 :00 Chants quo­ti­diens
    19 :30 Médi­tation (3*30mn)
    21 :20 Deux soutras
    22 :00 Silence

    (*)Le mer­credi à 14h30 aura lieu un enseignement/​causerie de Dharma au lieu des assises du début de l’apres midi.

    Samedi (9 décembre 2006)
    5 :15 Réveil
    5 :30 108 Pros­ter­na­tions
    6 :00 Médi­tation (2*30mn)
    7 :10 Chant de la cloche du matin et chants quo­ti­dients
    8 :00 Cercle de clôture - collation.

Documents joints

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